Les Petites Dalles et la Mémoire des Hautes Falaises
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Défense des côtes de Normandie au XVIIIe siècle

Mémoires par Gourdon de Léglisière et de Bonneval

lundi 12 septembre 2016, par Jean-Claude Michaux

Pendant plusieurs siècles, la défense des côtes a été une préoccupation permanente principalement par crainte d’une attaque de l’Angleterre.

Les habitants des paroisses proches du littoral étaient astreints au "guet de mer" par la suite, ils seront enrôlés dans les milices de gardes côtes et de cannoniers.

Pendant les périodes de tension, des rapports étaient établis pour décrire les côtes, les ouvrages défensifs et proposer les mesures nécessaires au renforcement du dispositif de défense.

En 1749, Gourdon de Léglisière puis en 1761 de Bonneval ont établi de tels rapports. Nous reproduisons ci-dessous la partie de leurs mémoires portant sur la portion du littoral comprise entre Veulettes et Senneville.

Mémoire de 1749

Par M. Gourdon de Léglisière

Lieutenant Général des armées du Roy et Directeur des fortifications de Normandie

Dans ce rapport, la description des lieux et l’évaluation du risque de débarquement ennemi sont assez sommaires.

Rapport de 1762 (pendant la guerre de sept ans)

Par M. le Chevallier de Bonneval

Ingénieur en chef à Grandville

Ce rapport a été rédigé pendant la guerre de sept ans, après l’attaque et le bombardement du Havre du 4 juillet 1759 destinés à mettre fin aux préparatifs d’invasion de l’Angleterre.

Plan du Havre le 4 juillet 1759 (source : Gallica)

La description des lieux, par de Bonneval, dans ce rapport est beaucoup plus détaillée que celle de Gourdon de Léglisière. En outre, il mentionne sommairement les lieux d’où étaient pratiqués les signaux de fumée de jour, de feu la nuit, ou à l’aide de pavillons de couleur et éventuellement de cloches.

Pour le Grand val de St Martin, de Bonneval mentionne un escalier tournant pratiqué dans la falaise.

Pour les Petites Dalles, de Bonneval fait état de retranchements et d’une batterie.

Il propose de déplacer cette batterie pour la placer derrière le corps de garde. Ce nouvel emplacement semble être la plateforme découpée dans la falaise amont bien visible sur les tableaux et photos du XIXe siècle.

De Bonneval, écrit successivement les Petittes Dalles et les Petites Dalles. Ce qui confirme à quel point les variantes orthographiques doivent être interprétées avec prudence.

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