Les Petites Dalles et la Mémoire des Hautes Falaises
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Les noms Petites et Grandes Dalles en deux hypothèses

lundi 12 septembre 2016, par Jean-Claude Michaux

Ce texte a été publié dans le livret du Syndicat d’Initiative des Petites Dalles en 2005

A partir de noms de lieux régionaux, il est possible de déterminer l’époque de création de ces noms et leur évolution dans le temps, puis de s’interroger sur le choix de ces noms et de leur rapport entre eux.

I - Les éléments essentiels des noms :

« les Petites Dalles » « les Grandes Dalles »

sont apparus entre le IXe et le XIe siècle :

Au XVllle siècle, dom Toussaint Duplessis (1), en adaptant au Pays de Caux les observations faîtes au XVIIe siècle, par l’évêque Huet, pensait que "Dale" signifiait une portion de terre, à l’origine des noms Crodale et Dieppedale".

Aujourd’hui l’origine scandinave ou germanique du mot « dalle », est très généralement admise (2), mais dans le sens de vallée. Le mot « DaIr » du vieux scandinave se retrouve dans le Danois moderne sous la forme « dal » (3), les patois normands avec « dale » (4) et le français avec « dalle » (5). A partir de ce mot d’origine scandinave, les patois normands et le français ont consacré des sens très différents dont la parenté n’est plus flagrante. Les noms de lieux d’origine anglo-scandinave ont été présentés par Joret (6), puis par l’ensemble des spécialistes.

On retrouve le mot « dalle », sous diverses formes, dans la toponymie de la Seine-Maritime. Avec la composition germanique déterminant-déterminé, il a parfois été associé :

• à des noms de personnes scandinaves :
- Oudalle « la vallée d’ulf »
- Saussedalle « la vallée de sàxi »

• à des noms d’animaux :
- Croixdalle « la vallée des corbeaux » (sans doute anglo-scandinave crawe)

• à un autre appelatif d’origine scandinave pour la description de lieux :
- Dieppedalle « la vallée profonde »
- Bruquedalle sans doute par extension : « pli de terrain » (7) (anglo-saxon : broc, ruisseau, terrain humide, et scandinave : dalr, vallée)
- Daubeuf « la maison de la vallée (8) ou le village de la vallée (9) (dalr et both ou buth).

Les éléments toponymiques scandinaves ont été introduits par les Vikings dès la fin du IXe, siècle. Très rapidement ils ont subi un processus de romanisation, à l’issue duquel certains tombèrent en désuétude et d’autres furent intégrés. La forme de cette romanisation, et en particulier le féminin pluriel, pourrait être liée à la prononciation des noms en langue vernaculaire.

Parmi les différentes formes de romanisation décrites par François de Beaurepaire (10), trois se sont appliquées au nom de nos deux vallées :

- La suffixation selon les normes du féminin pluriel des toponymes d’origine scandinave est l’une des premières formes d’intégration. Des mentions, de noms d’origine scandinave au féminin pluriel, apparaissent au XIe siècle. Cette forme de romanisation semble ne pas s’être manifestée au-delà des premiers temps de l’établissement des Vikings. Les noms actuels, de : Tôtes, Eslettes, Escales, Tourpes et Dalles, en sont issus. L’adoption du féminin pluriel pourrait être liée à la prononciation des noms en langue vernaculaire.

- L’association d’adjectifs romans aux appellatifs scandinaves marque une seconde forme de romanisation dont les mentions connues sont également du XIe siècle. Les noms actuels de Beaubec, Belbeuf, Maltot, Foltot correspondent à ce regroupement.

La première mention connue de la différenciation entre les deux vallons, exprimée sous la forme « Dalis » & « Daletis » ou « Dalos » & « Daletos » apparaît dans une charte du Xlle siècle (11) dans laquelle Henri Mauconduit, chevalier vicomte de Blosseville, châtelain de Sassetot, Criquetot et autres lieux, renonce à tous droits sur les ports de Saint-Valery, Veulettes, Petites-Dalles et Grandes-Dalles.

- Pour les Dalles, l’adoption de l’article précédant l’adjectif est un troisième élément de romanisation. Les premières mentions qui nous sont connues et rapportées dans le dictionnaire topographique de la Seine-Maritime (12), font apparaître soit une désignation collective soit une dénomination de chacune des vallées avec une forme plurielle.

• 1240 : in portubus de Velletis, de Dalis et de Daletis,

• 1251 : in portu de Dalis,

• 1271 : secus viam per quam itur apud les Dales,

• terrier de 1412 : le port des Dalles, le bois des Dalles, chemin menant de Vallemont aux Dalles, la voie des Dalles, la rue menant de Boulleville aux Dalles, chemin menant des Dalles à Ancretteville, chemin des Dalles à Valemont, la rue des Dalles. Au XVe siècle l’utilisation de noms, tels que :

• Val des Dalles (1420-1456),

• Le val aux Dalles (1414), par la répétition de mots ayant la même signification, indique que le sens de vallée pour Dalles n’est plus compris. Quelques cartes des XVIIe et XVIIIe siècle portent les noms des deux ports au singulier. C’est le cas des cartes (13) :

  • du Gouvernement de Normandie de 1634 : port de la petite dalle, port de la grande dalle, cap des dalles,
  • des capitaineries des garde-côtes de 1640 : port de la petite dalle, port de la grande dalle, cap des dalles,

  • de Nicolas Le Vasseur sieur de Beauplan vers 1667 : p.dalle, ND ( ?) dalle, G. dalle,
  • du Pays de Caux de Van Keulen du début du 18e siècle : Petite Dalle, Grande Dalle.

A l’inverse, les autres cartes reportent ces noms au pluriel.

Le sens de « vallée » pour Dalles est-il resté clair, pour quelques cartographes ? Il est permis d’en douter, car plusieurs de leurs cartes sont truffées d’erreurs et d’approximations. Ces différentes orthographes s’expliquent plus vraisemblablement par une absence de fixation officielle de l’orthographe des noms de lieux.

Au XIXe siècle, l’orthographe des noms de lieux se stabilise. Cependant des flottements apparaissent encore. Par exemple, le cadastre de Sassetot-le-Mauconduit , de 1826, reporte sur certains plans « Petites Dales » et sur d’autres « Petites Dalles ».

La carte I.G.N. mentionne « Les Petites Dales » et « les Grandes Dales » en 1957, et « les Petites Dalles » et « les Grandes Dalles « en 2001.

Il en est de même pour le troisième toponyme associé à l’ensemble des Dalles, orthographié successivement :

• Briquedalle in parr. de Saxetot (14), 1327,

• Hopital et Ch. Saint Martin de Briquedalle, 1429,

• Maître Blondel Prêtre hospitalier de Brucquedalle, 1463,

• Hospitale de Bruquedalle 1529,

• Hospitale de Brucquedale, 1655,

• St Martin de Briquedalle, 1713,

• Briquedalles, Carte de Frémont, 1715,

• Briquedal, Carte de Cassini, 1757,

• Bricdalles, Cadastre de Sassetot-le-Mauconduit de 1826,

• Briquedalles, 1953,

• Briquedale, I.G.N., 1957,

• Briquedalle, I.G.N. 2001

Briquedalle est situé sur le plateau au point le plus étroit entre les deux vallées, à la naissance de la vallée des Grandes Dalles et à la division de celle des Petites Dalles, pour entourer Criquemanville.

Pour un autre lieu de Seine-Maritime, Bruquedalle, ancienne paroisse rattachée à la Chapelle-Saint-Ouen (Argueil), cité plus haut, François de Beaurepaire, voit la combinaison des mots dalr et broc, donc de vallée et ruisseau ou terrain humide. Il ajoute : ... sans doute par extension pli de terrain, Bruquedalle n’étant pas situé dans une vallée.

Briquedalle, se trouvant entre deux vallées, seul le sens retenu par extension est compatible avec la topographie des lieux.

Pour des noms de lieux commençant par « bricque », René Lepelley (15) propose les origines suivantes :

• bricquebec « le ruisseau de la colline » (brekka, colline & bekk, ruisseau)

• bricqueboscq « la maison de la colline » (brekka, colline & buth, maison)

Dans le cas de Briquedelle, les mots brekka, colline & Dalr, vallée, donnent une bien meilleure description de sa localisation, sur un rétrécissement du plateau, entre les deux vallées des Dalles.

II - Pour quelles raisons les Scandinaves ont-ils choisi ces noms ?

Diverses hypothèses ont été formulées, parmi lesquelles nous examinerons les principales. L’adoption des deux « l », pour Les Petites-Dalles et Grandes-Dalles, a entraîné la confusion avec le sens français actuel, de « pierres plates pour paver ». Nous avons entendu cette explication selon laquelle : ... sous les galets, les dalles de craie étaient plus grandes aux Grandes-Dalles qu’aux Petites-Dalles. L’orthographe du mot « Dalle » a elle seule ne saurait justifier une telle explication car les mots normands et français sont issus du même mot d’origine scandinave. En outre, dans son sens actuel (16) de "pierre plate", le mot français n’est attesté que depuis 1676, plusieurs siècles après l’attribution des noms de ces vallées.

En outre, pourquoi ces deux vallées ont-elles été qualifiées de :

petite et de grande ?

D’autres noms de lieux, en Seine-Maritime, sont accompagnés de ces deux adjectifs :

• Petit et Grand-Couronne

• Petit et Grand-Quevilly

Pour ces communes, les adjectifs ont été attribués lors de la division de paroisses vers le XIIe siècle. Cette explication n’est pas transposable aux Grandes et Petites Dalles qui constituaient des vallées et des ports bien distincts et qui, en outre, ne constituaient pas une paroisse.

Les deux adjectifs ont été ajoutés lors du processus général de romanisation des appellatifs scandinaves. Il n’y a donc pas lieu de rechercher un sens à ces adjectifs à partir de mots anglo-saxons ou scandinaves. Les deux vallées se sont, vraisemblablement, légèrement éloignées depuis le IXe, siècle. Ce changement de faible amplitude ne me semble pas suffisant pour inverser la taille des deux vallées vues de la mer. En outre, si les adjectifs avaient été attribués dès l’origine par les Scandinaves, ils auraient utilisé des adjectifs issus de leur langue (17).

L’abbé Cochet (18) avait émis l’hypothèse que les appellations des Grandes Dalles et Petites Dalles provenaient : « ... sans doute de la grandeur relative des deux gorges... ». Cette explication n’est pas acceptable car la vallée des Petites Dalles a une longueur supérieure de près de moitié à celle des Grandes Dalles.

Carte Ign1809 OT Carte Ign1809 OT

Ces diverses explications étant écartées, deux hypothèses simples me semblent de nature à justifier l’attribution de ces noms :

A : Ces deux vallées rapprochées constituaient un amer,

pour les marins scandinaves,

à l’origine de leur désignation collective « Dalles »

Sur la côte du Pays de Caux, les valleuses et vallées échancrent la falaise à des distances assez régulières. Les vallées sèches, des Petites Dalles et Grandes Dalles, présentent un caractère exceptionnel du seul fait de leur proximité. Le vallon actuel des Petites Dalles, vers l’aval, oblique nettement vers la gauche, alors que celui des Grandes Dalles se dirige vers la droite. La dureté de la craie des Catelets et des Huches est vraisemblablement à l’origine, successivement :

• d’une forte inflexion, de la vallée des Petites Dalles, vers la gauche,

• de la formation de hauts fonds (Catelets et Huches) lors de l’érosion de la falaise amont,

• et aujourd’hui de la conservation de ces hauts fonds malgré l’action quotidienne de la houle.

Au IXe siècle, compte tenu de cette évolution, ces deux vallons devaient être légèrement plus proches qu’aujourd’hui.

A Veulettes, il existe également deux vallées très proches, mais elles ne peuvent être comparées aux vallées des Dalles. La petite vallée sèche est séparée, par une petite falaise, de la grande vallée de la Durdent. L’aspect visuel de l’ensemble est proche de celui qu’aurait à elle seule la grande vallée. Au contraire, aux Dalles, deux vallons, exceptionnellement proches, de tailles comparables, sont séparés par une véritable falaise qui renforce leur dualité. En outre, la falaise à droite de ces deux vallées, vues de la mer, forme une pointe.

Ces particularités constituent des éléments caractéristiques de repérage pour des marins. Cet amer, fondé sur cette pointe et surtout sur ces deux vallées, pourrait expliquer leur désignation commune : « Dalles ». Vu de terre, ce site remarquable est également exceptionnel sur la côte d’Albâtre. En de nombreuses localisation de cette côte, les points de vue sont, en fonction de la dureté relative de la craie, soit limités à une seule falaise

Saint-Valery-en-Caux : falaise aval

soit au contraire à toute une série, s’étendant sur une grande distance.

Saint-Valery-en-Caux : falaises amont

Au contraire, les deux falaises, à gauche de la vallée des Petites Dalles, sont parfaitement nettes et ont des proportions remarquablement équilibrées. C’est pourquoi de nombreux artistes les ont représentées (19).

Claude Monet : Falaises des Petites Dalles Claude Monet et Pissaro "Les falaises des Petites Dalles" (Place des Impressionnistes en Normandie"

Ces falaises doubles, vues des Petites Dalles ou des Grandes Dalles, sont immédiatement localisables, ce qui confirme bien les qualités de cet amer.

De la mer, ces deux vallées et cette pointe constituaient un ensemble. Mais à terre, ces éléments étaient nettement séparés. La dénomination collective scandinave « Dalles » devait donc être complétée pour que chaque vallée soit clairement identifiable. Compte tenu de cette nécessité, l’adjonction d’adjectifs romans est vraisemblablement intervenue très rapidement.

B : L’introduction des adjectifs « petites » et « grandes »,

ne se réfère pas à la longueur de ces vallées

mais à leur hiérarchisation en tant que ports :

L’opposition « grandes » et « petites » repose vraisemblablement, non sur leur relief, mais sur leur importance, lors de la période d’établissement des Scandinaves.

Les vallées et valleuses de la côte d’Albâtre constituaient, au niveau du cordon littoral des ports d’échouage. Ce sont ces ports, sur 45 Km de côte, qui font l’objet de la seigneurie côtière et des droits de mer dont la donation à l’abbaye de Fécamp a été confirmée par la charte (20) de 1027 de Richard II, Duc de Normandie.

Archives Départementales de la Seine Maritime (ADSM) - Fonds de l'Abbaye de Fécamp 7H1 Archives Départementales de la Seine Maritime (ADSM) - Fonds de l’Abbaye de Fécamp 7H1

Neutria Pia, Rouen 1663, P 216

Cette différence d’importance et donc cette hiérarchisation, des deux vallées, découle logiquement des qualités relatives de ces deux ports d’échouage.

La vallée des Grandes Dalles, bien abritée des vents dominants d’Ouest, par la pointe de Saint-Pierre-en-Port, est un port de bien meilleure qualité que celui des Petites Dalles soumis à ces mêmes vents. Cette différence de qualité, flagrante les jours de tempête avec vents d’Ouest, permettait aux Grandes Dalles de servir de refuge. Cette hiérarchisation des deux ports d’échouage s’est certainement traduite à cette époque par un nombre plus important de barques, de pêcheurs, d’habitants et de maisons.

Ceci est confirmé par quelques éléments, malheureusement tardifs, tirés des rares sources dont nous disposons :

- En 1728, le Commissaire François Sicard (21), dans son rapport d’inspection des ports, pour l’amirauté de « Saint Vallery en Caux », dénombre les bateaux dans chaque port :

  • il constate qu’il n’y a pas de bateau à Quiberville, Saint-Aubin-sur-Mer, Sotteville, Conteville et Paluel et qu’il n’y en a plus à Veules ;
  • il dénombre 3 ports, en dehors de Saint-Valery-en-Caux, abritant chacun 9 barques :

-* Veulettes

-* Saint-Martin-aux-Buneaux et les Petites Dalles

-* Sassetot et partie des Grandes-Dalles

Pour les Petites Dalles, il indique :

« ...sont dans un fond entre deux côtés qui descendent à la mer. Presque tous ces matelots font leur résidence dans ce fond ».

Cette description montre clairement que la flottille des Petites Dalles est prise en compte intégralement. Par contre, pour Les Grandes Dalles, après avoir mentionné dans le titre que la prise en compte de ce port n’était que partielle, il précise :

...dans le fond de ce valon, il y a une rue à laquelle se termine l’Amirauté de St Vallery en Caux du côté du Nord-Est. C’est de ce costé que réside la plus grande partie des matelots, et des pescheurs de Sassetot. Il y a dans cette paroisse 9 bateaux pescheurs, un de 20 tonneaux et les autres de 5.

Cette formulation laisse planer une incertitude sur la flottille totale des Grandes-Dalles. Car les bateaux des pêcheurs logés de l’autre côté de la rue, dépendant de l’amirauté de Fécamp et de la paroisse de Saint-Pierre-en-Port, sont explicitement exclus. La flottille des Grandes-Dalles comprend donc au moins 9 bateaux, soit un nombre de bateaux au moins égal et très vraisemblablement supérieur à celui des Petites-Dalles. En outre, seul le port des Grandes-Dalles accueille un bateau de 20 tonneaux. Ces éléments, et plus particulièrement l’existence d’un bateau de cette taille, confirment les qualités du site des Grandes-Dalles.

- Au XIXe siècle, les marins et armateurs de Yport entretenaient à leur frais un cabestan aux Grandes Dalles. Ils bénéficiaient ainsi d’un refuge en cas de tempête imprévue. Ce cabestan des Yportais existait encore vers 1900, car il a fait l’objet de cartes postales.

La hiérarchisation de ces deux ports constituait donc un critère simple de dissociation.

En conclusion, les Scandinaves, venus de la mer, ont attribué des toponymes à des points caractéristiques, de la côte, susceptibles de leur servir de repères. Les deux vallées, désignées collectivement « Dalles », abritant chacune un port, séparées par un petit plateau et une falaise, devaient nécessairement être différenciées. C’est par leur importance pour la pêche, découlant de leurs qualités relatives, en tant que port, que cette différenciation s’est faite.

Les Vikings ont fixé ce nouveau nom collectif de « dalles ». La rupture avec les noms anciens a été totale. Sauf trouvaille archéologique, peu vraisemblable, nous ne connaîtrons jamais les noms de ces vallées aux époques celte, gallo-romaine, puis franque.

Jean-Claude Michaux

- 1 - Dom Toussaint DUPLESSIS, Description Géographique et Historique de la Haute Normandie, Tome I, Paris, (1740), p 54 & 55.
- 2 - François de BEAUREPAIRE, « La Formation des noms de lieux en Normandie au seuil de l’an mil », dans La Normandie vers l’an mil, Société de l’histoire de la Normandie, Rouen, (2000), p 39.
- 3 - Georges BERNAGE, Compte rendu du relevé systématique de la toponymie scandinave en Pays de Caux établi par M. Yvart et publié dans Heimdal N°4. - René LEPELLLEY, Dale, Annales de Normandie, Caen, (1982), p. 338.
- 4 - Dans les patois normands, le mot dale a été conservé avec divers sens : rigole, canal d’un évier, ouverture pour l’écoulement d’un liquide, évier, gosier et avec le sens vallée dans le pays d’Auge.
- 5 - Dictionnaire Historique de la langue française, Dictionnaire Robert, Paris (1995) : - Dalle n.f. est un mot d’origine normande d’abord attesté en Normandie (1331) probablement emprunté... à l’ancien nordique... le sens moderne de « pierre plate pour paver »... est attesté depuis 1676. Le mot d’abord appliqué aux pierres plates servant à paver le toit d’un édifice et d’où l’eau s’écoule par les gargouilles... désigne une plaque de pierre ou de matière dure utilisée pour le pavage et spécialement la pierre tombale fermant une sépulture.
- 6 - JORET, les noms de lieu d’origine non romane et la colonisation germanique et scandinave en Normandie, Rouen (1913).
- 7 - François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Picard, Paris, (1979), p. 54.
- 8 - René LEPELLEY, « Trace des vikings dans la toponymie actuelle de la Normandie », dans Annales de Normandie, Caen, (2002), p. 205.
- 9 - François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Picard, Paris, 1979, p. 99.
- 10 - François de BEAUREPAIRE, « La formation des noms de lieux en Normandie au seuil de l’an mil » dans la Normandie vers l’an mil, Société de l’histoire de la Normandie, Rouen, (2000), p. 40 & 41.
- 11 - Abbé, J.-B.-D., COCHET, « Notice sur les fouilles opérées en Juin 1864 dans le vallon des Petites-Dalles » dans Revue de la Normandie. 5, (1865), p. 603.
- 12 - Charles de BEAUREPAIRE, Dom Jean LAPORTE, Dictionnaire Topographique du département de la Seine-Maritime, Bibliothèque Nationale, Paris, (1982), p 305.
- 13 - Cartes collection privée
- 14- Charles de BEAUREPAIRE, Dom Jean LAPORTE, Dictionnaire Topographique du département de la Seine-Maritime, Bibliothèque Nationale, Paris, (1982).
- 15 - René LEPELLEY, Noms des lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Bonneton, Paris, (1999), p. 74.
- 16 - Dictionnaire Historique de la langue française, Dictionnaire Robert, Paris (1995) : - Dalle n.f est un mot d’origine normande... le sens moderne de « pierre plate pour paver »... est attesté depuis 1676.
- 17 - Helmuth NEUJAHR, « Une nouvelle hypothèse quant à la toponymie des Petites-Dalles & les « Commentaires » de Sébastien PERlAUX sur le site Internet : http://www.les-petites-dalles.org.
- 18 - Abbé, J.-B.-D. COCHET, Notice sur des fouilles opérées en Juin 1864 dans le vallon des Petites-Dalles » dans Revue de la Normandie. 5, (1865), p. 605.
- 19 - Tableaux reproduits sur le site Internet : Place des Impressionnistes en Normandie .
- 20 - Archives Départementales de la Seine-Maritime : 4 SP 793.
- 21 - François SICARD, « Inspection des Ports par le Commissaire François Sicard, Mémoire sur Saint Valery-en-Caux » (1728). Archives de la Marine C4 159, dans Saint Valery-en-Caux et ses alentours, Pages d’histoire locale, rééditées par « le Vieux Saint-Valery », Luneray (1977), p. 185 & 186.

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